Missak Manouchian et les étrangers dans la Résistance

Archives, livres, films, presse, documents numériques

A travers cette sélection documentaire, vous pouvez partir à la rencontre de Missak Manouchian et des étrangers dans la Résistance. Quelques livres, quelques films, des références de presse ancienne. Cette sélection s’enrichira au fil du temps. N’hésitez pas à partager avec nous des références que nous n’avons pas.

Archives

C’est aux Archives nationales que sont conservées les archives de l’Occupation (notamment séries AJ40, F7, Z). Les archives du Comité d’histoire de la 2ème Guerre mondiale ont été dévolues aux Archives nationales. https://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/

Livres

Louis Aragon, Strophes pour se souvenir, publié dans le recueil Le Roman inachevé, Paris, Gallimard, 1956. Le poème est mis en musique par Léo Ferré et publié dans l’album Les Chansons d’Aragon (Barclay, 1961).

Stéphane Courtois, Denis Peschanski et Adam Rayski, Le Sang de l’étranger : les immigrés de la MOI dans la Résistance, Paris, Fayard, 1989, 470 p. Nouvelle édition corrigée, Paris, Fayard, 1994.

Didier Daeninckx, Missak, Paris, Perrin, 2009.

Didier Daeninckx et Laurent Corvaisier, Missak, l’enfant de l’Affiche rouge, Paris, Ed. Rue du Monde, 2009.

Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français (sous la dir. de Jean Maitron, puis de Claude Pennetier), Paris, Ed. de l’Atelier, 1964-1997, 44 vol. Le « Maitron » est disponible en ligne. L’entrée L’Affiche rouge du Maitron numérique permet d’accéder aux biographies des 23 membres des FTP-MOI condamnés dans le cadre du procès dit de l’Affiche rouge.  

Dictionnaire historique de la Résistance (sous la dir. de François Marcot, avec la collab. de Bruno Leroux et Christine Levisse-Touzé), Paris, Robert Laffont, 2006. La notice « Francs-tireurs et partisans de la Main-d’œuvre immigrée »  a été rédigée par Denis Peschanski et la notice « Francs-tireurs et partisans français » par Roger Bourderon .

Mont-Valérien. Un lieu d’exécution dans la Seconde Guerre mondiale. Mémoires intimes, mémoire nationale, Rennes, Editions Ouest-France, 2020.

Pascal, Ory, Dictionnaire des étrangers qui ont fait la France (sous la dir. de), Paris, Robert Laffont, 2013.

Denis Peschanski, Des Étrangers dans la Résistance, Paris, Éditions de l’Atelier, & Champigny-sur-Marne, Musée de la Résistance nationale, 2002, 126 p. [postf. Dominique Schnapper]. Réédité en 2013 avec le DVD La Traque de l’Affiche rouge (cf. infra).

Philippe Robrieux, L’Affaire Manouchian. Vie et mort d’un héros communiste, Paris, Fayard, 1986.

Arsène Tchakarian, Les Francs-tireurs de l’Affiche rouge, Paris, Messidor, 1986.

Olivier Wieviorka, Histoire de la Résistance, 1940-1945, Paris, Perrin, 2013.

Films et documentaires

par date de publication

L’Affiche rouge, film de Franck Cassenti, 1976.

Les FTP-MOI, Francs-tireurs partisans de la Main d’oeuvre immigrée. Ils sont résistants, juifs, communistes, étrangers. Deux films documentaires de Mosco Levi Boucault. 1- Ni travail, ni famille, ni patrie. 2- Des « terroristes » à la retraite. Arte éditions.

La Traque de l’Affiche rouge, film-documentaire de Jorge Amat et Denis Peschanski, 2006.

L’Armée du crime, film de Robert Guédiguian, 2009.

Missak Manouchian. Une esquisse de portrait. Film-documentaire de Michel Ionascu,
2012, actualisé en 2017.


Arsène Tchakarian, mémoire de l’Affiche rouge, film-documentaire de Philippe Violet, 2017.

Les Brûlures de l’histoire. L’Affiche rouge, film-documentaire de Christophe Muel, 2017.



Bibliothèques numériques

La bibliothèque numérique de la BnF, Gallica, est riche de documents anciens qui sont des pages d’histoire.

La Résistance et ses mouvements

Nous recommandons :

La consultation de documents sur la Résistance, sélectionnés par la BnF dans ses collections

La découverte des Journaux clandestins de la Résistance numérisés . Cette collection numérique a été constituée à partir des très riches collections de la BnF et de celles du Musée de la Résistance national de Champigny-sur-Marne.

La lecture de deux billets de blog : La presse de la Résistance dans Gallica  (2014) et La presse clandestine de la Seconde guerre mondiale  (2015).

Les  journaux clandestins du Mouvement Francs-tireurs et partisans, qui sont particulièrement intéressants. La revue La Vie de la MOI (10 numéros parus d’octobre 1943 à juin 1944) n’est malheureusement pas numérisée.

L’origine des Francs-tireurs et partisans français, communément appelés FTP, remonte à la décision du Parti Communiste d’engager la lutte armée contre l’occupant allemand en France après l’invasion de l’URSS par l’Allemagne nazie le 22 juin 1941. Regroupant plusieurs formations armées, dont certaines issues des Jeunesses communistes ou de la Main d’œuvre Immigrée (MOI), encadrés par des anciens membres des brigades internationales, les FTP sont créés au printemps 1942. Leur action est coordonnée par un Comité militaire national, dirigé par Charles Tillion, et ils se structurent en petits groupes mobiles se regroupant le temps d’une opération, selon la tactique des « gouttes de mercure ». Très implantés en Ile de France, dans le Nord Pas de Calais, en Savoie, à Lyon, dans le Limousin ou dans le Massif Central, les FTP composés essentiellement de communistes au départ, recrutent largement dans la jeunesse et regroupent plusieurs milliers de combattants en 1944. Ses actions contribuent à son succès, dont témoignent les communiqués publiés dans France D’abord, journal central des FTP, qui aura des éditions à Paris comme en zone sud. Liés au Front National à l’été 1942, reprenant les campagnes contre le travail forcé en Allemagne et le STO, les FTP constituent ainsi leurs premiers maquis dès 1943. Les différents groupes locaux publient dès qu’ils le peuvent des feuilles de propagande. Plus ou moins intégrés aux Forces françaises de l’intérieur (FFI) toutes leurs actions militaires convergent vers la préparation de « l’insurrection nationale » liée au débarquement allié et aux combats pour la Libération nationale,  auxquels ils prirent une part importante.

 Missak Manouchian dans la presse

La presse et les revues anciennes comportent de nombreuses références à Missak Manouchian, aux FTP-MOI et à l’Affiche rouge. N’hésitez pas à consulter la presse d’époque dans Gallica !