Missak Manouchian au Panthéon
Portraits inédits de Missak Manouchian

Nous avons reçu d’André Milev, fils de Boris Milev, commissaire politique des FTP-MOI de la Région parisienne, le message suivant :

« Je suis en train de traduire du bulgare en français le livre de mon père « Pages », Sofia, 1982. J’ai déjà traduit deux passages qui concernent, entre autres, Missak Manouchian. Je vous les joins. »

Avec l’accord du traducteur que nous remercions chaleureusement, voici donc ces deux textes inédits en français sur Missak Manouchian et les FTP-MOI.

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Emmanuel Macron à propos de Manouchian au Panthéon : « Je pense que c’est une très grande figure et que cela a beaucoup de sens »

Emmanuel Macron, le 4 avril 2022 au micro de Léa Salamé et Nicolas Demorand, dans l’émission « Le 7/9 » de France Inter a répondu à une question directe de la journaliste à propos de l’entrée de Missak Manouchian au Panthéon.

Ne pouvant prendre d’engagement au micro, il a cependant clairement laissé entendre ce qu’il en pense : « Je pense que c’est une très grande figure et que cela a beaucoup de sens ». Avant cela, Léa Salamé disait que son sourire valait en quelque sorte confirmation.

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La presse et les médias s’emparent de notre initiative !

21 février 2022 – A l’occasion de la commémoration de l’exécution de Missak Manouchian et de vingt-et-un de ses compagnons au Mont-Valérien, le 21 février 1944, il y a 78 ans, la presse et les médias ont parlé de notre initiative #missakmanouchianaupantheon.

La 2e tribune de notre comité a été publiée sur Libération.fr, comme l’avait été la première (PDF).
Missak Manouchian, à quand la patrie reconnaissante? – Libération (liberation.fr)

Elle a été accompagnée, sur Libération.fr et dans le quotidien papier d’un superbe article d’Eve Szeftel, mettant en perspective cette démarche et sa grande légitimité en ces temps troublés (PDF).
Missak Manouchian, apatride mais français par le sang versé – Libération (liberation.fr)

Nous remercions Libération de son engagement auprès d’Unité Laïque et du maire de Valence Nicolas Daragon.

Le même jour, Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne Rhône Alpes, annonçait officiellement dans Lyon Mag son soutien à notre entreprise (JPEG).
Laurent Wauquiez demande l’entrée de Missak Manouchian au Panthéon (lyonmag.com)

Il précédait de quelques heures l’engagement de Carole Delga, présidente de la Région Occitanie et de « France Régions », association des présidents des régions de France, annoncé dans plusieurs journaux (PDF). Région Occitanie : demande de Panthéonisation de Missak Manouchian – LOURDES-ACTU (lourdesactu.fr)
Carole Delga demande à Macron la panthéonisation du résistant Missak Manouchian (lopinion.com)

Ce même jour, Le Dauphiné Libéré consacrait un article à notre démarche,
VALENCE. Missak Manouchian au Panthéon : la Région apporte son soutien (ledauphine.com)

Enfin, France Bleu Drôme-Ardèche mentionnait longuement l’initiative dans son journal de 18H00, le 21 février 2022 (à partir de 2’33 ») et dans un article sur son site (JPEG).
Journaux d’information France Bleu Drôme Ardèche en réécoute
Valence : la ville soutient le projet de panthéonisation du résistant Missak Manouchian (francebleu.fr)

Dès le 22, le site d’information maçonnique Hiram.be, alerté par la présence dans le comité de soutien à notre démarche des Grands Maîtres du Grand Orient De France et de la Grande Loge De France, consacrait à notre entreprise un article de soutien.

Qui est Missak Manouchian (1906-1944) ?



« Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. »
Missak Manouchian, Lettre à Mélinée, Prison de Fresnes, 21 février 1944.









«Vous avez hérité la nationalité française, nous l’avons méritée. »
Lors de son simulacre de procès, Missak Manouchian ripostant à ses accusateurs






Missak, dit Michel, Manouchian, né le 1er septembre 1906 à Hısn-ı Mansur et mort fusillé à trente-sept ans le 21 février 1944 au fort du Mont-Valérien, est un arménien immigré, poète, militant communiste de la Main-d’œuvre immigrée (MOI) et commissaire militaire des FTP-MOI parisiens.

Missak Manouchian naquit dans ce qui était alors l’Empire ottoman, en Arménie, dans une famille de paysans. À neuf ans, il assista aux massacres perpétrés par les Turcs contre le peuple arménien. Il perdit sa famille dont il fut, avec son frère Karapet, un des seuls survivants. Ces massacres marquèrent profondément le jeune homme déjà élevé dans le souvenir des massacres précédents de la fin du XIXe siècle.

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Missak Manouchian et les étrangers dans la Résistance

Archives, livres, films, presse, documents numériques

A travers cette sélection documentaire, vous pouvez partir à la rencontre de Missak Manouchian et des étrangers dans la Résistance. Quelques livres, quelques films, des références de presse ancienne. Cette sélection s’enrichira au fil du temps. N’hésitez pas à partager avec nous des références que nous n’avons pas.

Archives

C’est aux Archives nationales que sont conservées les archives de l’Occupation (notamment séries AJ40, F7, Z). Les archives du Comité d’histoire de la 2ème Guerre mondiale ont été dévolues aux Archives nationales. https://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/

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« MANOUCHIAN – JE SIGNE »

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    Le comité de soutien pour « Missak Manouchian au Panthéon »
    Le comité de soutien pour « Missak Manouchian au Panthéon » s’élargit chaque jour !

    Chaque jour, de nouvelles personnalités viennent rejoindre le Comité de soutien pour « Missak Manouchian au Panthéon ! »

    Parrains de « Missak Manouchian au Panthéon », signataires de la tribune initiale

    • Nicolas Daragon, maire de Valence,
    • Katia Guiragossian, petite-nièce de Missak et de Mélinée Manouchian, 
    • Nathalie Heinich, sociologue, 
    • Guy Konopnicki, journaliste et écrivain,
    • Alain Minc, conseiller politique, essayiste et dirigeant d’entreprise, 
    • Pascal Ory, historien, membre de l’Académie française, 
    • Pierre Ouzoulias, sénateur, 
    • Denis Peschanski, historien, directeur de recherches au CNRS, 
    • Ernest Pignon-Ernest, artiste plasticien, membre de l’Académie des Beaux-Arts, 
    • Jean-Pierre Sakoun, président d’Unité laïque,
    • Claudine Tiercelin, professeur au Collège de France.

    Comité de soutien

    Personnalités

    • Pierre-Marie Adam, Grand Maître de la Grande Loge de France,
    • Marie-Hélène Amiable, maire de Bagneux (92)
    • Agnès B., styliste,
    • Serge Barcellini, président général du Souvenir Français,
    • Georges-Marc Benamou, cinéaste, scénariste, producteur, essayiste,
    • Abraham Bengio, président de la commission Culture de la LICRA, ancien DRAC, ancien directeur général adjoint de la Région Rhône-Alpes,
    • Daniel Bénichou, président du « Chevalier de La Barre »,
    • Serge Blisko, membre hon. de l’Assemblée nationale, ancien maire du XIIIe arrondissement de Paris
    • Gérald Bronner, sociologue, membre de l’académie de médecine, romancier,
    • Roland Cayrol, politologue,
    • Sylvestre Clancier, président d’honneur du Pen Club de France,
    • Sara Daniel, journaliste,
    • Gérard Delfau, ancien maire, ancien sénateur, ancien VP du parti radical de gauche, directeur de la collection Débats laïques,
    • Mireille Delfau-Rey, auteur de « Résistante un jour, Résistante toujours ». Paulette Fouchard-Ayot ou la vie d’une femme de l’ombre, L’Harmattan,
    • Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, présidente de « Régions de France » (association des présidents des régions de France),
    • Jean-Marc Dreyfus, professeur d’Histoire contemporaine,
    • Georges Duffau-Epstein, fils de Joseph Epstein (supérieur FTP-MOI de Missak Manouchian), président de l’Association pour le souvenir des fusillés du Mont-Valérien
    • Philippe Foussier, journaliste, ancien Grand Maître du Grand Orient De France
    • Alexis Govciyan, conseiller de Paris,
    • Robert Guédiguian, cinéaste, scénariste, producteur,
    • Michel Guiragossian, petit-neveu de Missak et de Mélinée Manouchian, enseignant d’Histoire-Géographie
    • François Heilbronn, professeur associé à Sciences Po Paris,
    • Danièle Hervieu-Léger, directrice de recherche au CNRS,
    • Beate Klarsfeld, militante anti-nazie, défenseur de la cause des déportés juifs en France,
    • Serge Klarsfeld, avocat, historien, défenseur de la cause des déportés juifs en France,
    • Rostam Keshtmand, ancien doyen de faculté de l’université de Kaboul,
    • Daniel Kurkdjian, Président du Conseil Français-Arméniens,
    • Georges Kuzmanovic, président de République souveraine,
    • Renée Le Mignot, présidente honoraire du MRAP
    • Pierre Mansat, ancien adjoint au maire de Paris [2001/2014], président de l’association Josette et Maurice Audin,
    • Axel Marin, conseiller Régional AURA, coprésident du groupe les Ecologistes,
    • André Milev, fils de Boris Milev, responsable politique des FTP-MOI de la Région parisienne,
    • André Molino, Maire de Septèmes-les-Vallons,
    • Marie-Pierre Mouton, présidente du Conseil Départemental de la Drôme
    • Benoît Payan, maire de Marseille,
    • Emmanuel Pierrat, avocat et écrivain,
    • Claude Pierre-Bloch, vice-président de la LICRA,
    • Nicolas Pomiès, Dirigeant mutualiste, Membre du BN de l’UFAL,
    • Jean-Michel Quillardet, avocat, ancien Grand Maître du Grand Orient de France,
    • Henri Raczymow, écrivain,
    • Francois Sauterey, coprésident du MRAP
    • Guy Scarpetta, romancier et documentariste,
    • Georges Sérignac, Grand Maître du Grand Orient De France,
    • Mario Stasi, président de la LICRA,
    • Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère,
    • Ara Toranian, coprésident du CCAF (conseil de coordination des organisations arméniennes de France),
    • Valérie Toranian, directrice de La Revue des deux Mondes,
    • Sandrine Treiner, directrice de France Culture,
    • Guillaume Trichard, secrétaire général adjoint de l’UNSA
    • Jean Vigreux, président du conseil scientifique de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation,
    • Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne Rhône Alpes,
    • Déborah Zabounian, présidente du REAF, adjointe au maire d’Alfortville en charge de la sécurité

    Parlementaires

    • Saïd Ahamada, député des Bouches-du-Rhône,
    • Emanuelle Anthoine, députée de la Drôme,
    • Cathy Apourceau, sénatrice du Pas-de-Calais,
    • Éliane Assassi, sénatrice de Seine-Saint-Denis, présidente du groupe communiste républicain et citoyen du Sénat,
    • Jérémy Bacchi, sénateur des Bouches-du-Rhône,
    • Eric Bocquet, sénateur du Nord,
    • Gilbert Bouchet, sénateur de la Drôme,
    • Céline Brulin, sénatrice de Seine-Maritime,
    • Bernard Buis, sénateur de la Drôme, VP du groupe d’amitié France-Arménie du Sénat,
    • Danièle Cazarian, députée des Bouches-du -Rhône,
    • Ilana Cicurel, députée européenne,
    • Mireille Clapot, députée de la Drôme, voir ici l’engagement de Mireille Clapot auprès de nous
    • Laurence Cohen, sénatrice du Val-de-Marne,
    • Hélène Conway-Mouret, ancien ministre, sénatrice des Français de l’étranger,
    • Gilbert-Luc Devinaz, Sénateur du Rhône, Président du groupe d’amitié France-Arménie du Sénat,
    • Patrick Kanner, sénateur du Nord, président du groupe Socialiste, Ecologique et Républicain du Sénat,
    • François-Michel Lambert, député des Bouches-du-Rhône,
    • Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris,
    • Emmanue Maurel, député européen,
    • Jean-Michel Mis, député de la Loire, VP du groupe d’amitié France-Arménie de l’Assemblée nationale,
    • Marie-Pierre Monier, sénatrice de la Drôme,
    • Angèle Préville, sénatrice du Lot,
    • Lucien Stanzione, sénateur du Vaucluse,
    • Marie-Claude Varaillas, sénatrice de la Dordogne,
    • Yannick Vaugrenard, sénateur de Loire-Atlantique,

    Assemblées territoriales, associations, organisations, partis,

    • Association des Anciens Combattants Français d’Origine Arménienne (ACFOA), président Georges Eretzian,
    • Association des Libres Penseurs de France (ADLPF), président Thierry Mesny,
    • Association des Amis du Centre du Patrimoine Arménien,
    • ANACR – Drôme (Association Nationale des Anciens Combattants et Résistants – Département de la Drôme)
    • Conseil départemental de la Drôme,
    • Conseil régional Auvergne Rhône-Alpes,
    • Conseil régional d’Occitanie,
    • Gauche Républicaine est socialiste, animateur national Emmanuel Maurel,
    • « Le Chevalier de La Barre », président Daniel Bénichou,
    • « Laïcité et République sociale », président Hubert Sage , secrétaire général Adrien Vahakn Sage,
    • LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), président Mario Stasi,
    • Mouvement Arménien, Président Rémy Makinadjian, secrétaire général Raffy Papazian,
    • Mouvement Arménien, section vaudaise, délégué général Adrien Vahakn Sage, voir ici le discours d’Adrien Vahakn Sage
    • MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), coprésident Francois Sauterey
    • Société Fraternelle des Amis de l’Egalité, président Nicolas Pomiès,
    • Rassemblement des Elus d’Arménie et de France (REAF), présidente Déborah Zabounian
    • République souveraine, président Georges Kuzmanovic,
    • UFAL (Union des Familles Laïques), président Christian Gaudray,
    • Unité Laïque, président Jean-Pierre Sakoun,
    Après Joséphine Baker, Missak Manouchian a sa place au Panthéon

    TRIBUNE – LIBERATION 13 janvier 2022

    Parce qu’il symbolise l’engagement des étrangers morts pour la France dans le combat contre le nazisme et pour la République, des personnalités demandent le transfert des cendres de ce résistant fusillé en 1944 au mont Valérien.

    Photographie de Missak Manouchian dans les années 30 (CRDA)

    par Un collectif
    publié le 13 janvier 2022 à 16h17

    Nicolas Daragon, maire de Valence, ville où sont installés tant de Français d’origine arménienne et Jean-Pierre Sakoun, président de l’association Unité laïque, ont réuni autour d’eux un groupe de personnalités pour demander au président de la République le transfert des cendres de Missak Manouchian au Panthéon. Ce projet s’appuie sur l’autorité scientifique de Denis Peschanski, conseiller historique. Un large comité de parrainage est en cours de constitution dans un esprit d’unité nationale. Un appel public à signatures sera lancé au premier semestre 2022.

    Missak Manouchian est mort pour la France, fusillé à 37 ans le 21 février 1944 au mont Valérien. Il représente non seulement ses compagnons de l’«Affiche rouge», mais aussi ces étrangers qui firent la France et dont la France fit des citoyens, le vaste peuple des ouvriers, typographes, cheminots, employés, intellectuels et poètes, hommes et femmes d’héroïsme et de devoir. Tous illustrent l’idéal d’une République où comptent avant tout l’amour de la patrie et l’adhésion aux principes universalistes qui la régissent.Archive (11 décembre 2009)

    Avec Joséphine Baker, ils seront l’emblème de tous les êtres humains qui aujourd’hui encore, en Afrique, en Asie, en Europe, en Amérique latine, chantent la Marseillaise lorsqu’ils veulent faire entendre leur cri de liberté. En 2014 encore, les insurgés du Maidan à Kiev chantaient la Marseillaise comme avant eux tous les peuples qui se sont soulevés contre l’arbitraire et la misère depuis 1792.

    Militant communiste, internationaliste et antifasciste

    Missak Manouchian est un Arménien, enfant rescapé du génocide ottoman de 1915, immigré en France en 1925, artisan, puis ouvrier devenu poète et résistant. Militant communiste, internationaliste et antifasciste, il s’engage dès avant la guerre dans la lutte contre le nazisme. Entré dans la Résistance, il devient le chef militaire des Francs-tireurs et partisans français – main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI) de la région parisienne que les Allemands voudront frapper d’infamie, en les réunissant sur cette Affiche rouge qui les rendra immortels. C’est «en soldat régulier de l’Armée française de la Libération» qu’il meurt avec ses camarades «étrangers et nos frères pourtant».

    Emancipé grâce à la République française, aux rivages de laquelle il aborda avec espoir et qui lui donna la liberté, l’égalité et la fraternité, Missak Manouchian sut se battre pour elle jusqu’au sacrifice. Il ne demanda «ni la gloire, ni les larmes, ni l’orgue, ni la prière aux agonisants». Il illustre le dévouement de ces Français par le sang versé, nourris des Lumières et de la mémoire de la grande Révolution, reconnaissants envers ce pays qui fut la terre d’accueil et le phare de tant de persécutés.

    Venu en France, son «pays de préférence», il fait partie de ces Arméniens industrieux qui ont épousé la République et le peuple français, auxquels ils appartiennent désormais. Il disait quelques jours avant sa mort : «Vous avez hérité de la nationalité française, nous l’avons méritée.» A sa femme tant aimée Mélinée, le jour de son exécution, il écrivait dans une lettre immortalisée par Louis Aragon et Léo Ferré : «Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement.»

    Nous sommes dans un moment de l’histoire où vont progressivement s’épuiser, faute de combattants, les hommages nationaux aux héros de la Seconde Guerre mondiale. L’entrée de Hubert Germain, dernier compagnon de la Libération, dans la crypte du mont Valérien et celle de Joséphine Baker au Panthéon sont les symboles de la disparition de ces héros. Il ne faut pas que soit oublié l’un des résistants les plus emblématiques et les plus unanimement respectés, qui symbolise l’engagement des Français de cœur dans le combat contre le nazisme et pour la République. Missak Manouchian est l’une des silhouettes les plus admirables du long «cortège d’ombres» célébré par André Malraux. 

    Oui, la place de Missak, Français de cœur, Français par le sang versé, est au Panthéon.

    Signataires : Nicolas Daragon Maire de Valence, Katia Guiragossian Petite-nièce de Missak et de Mélinée Manouchian, Nathalie Heinich Sociologue, Guy Konopnicki Journaliste et écrivain, Alain Minc Conseiller politique, essayiste et dirigeant d’entreprise, Pascal Ory Historien, membre de l’Académie française, Pierre Ouzoulias Sénateur, Denis Peschanski Historien, directeur de recherches au CNRS, Ernest Pignon-Ernest Artiste plasticien, membre de l’Académie des Beaux-Arts, Jean-Pierre Sakoun Président d’Unité laïque et Claudine Tiercelin Professeure au Collège de France.